L'avis de Mélody

POURQUOI MARINE VA MANGER SON PÈRE...

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Il était une fois les Le Pen.

Une tribu de cheveux jaunes et de sourires carnassiers, une famille Ricoré qui se serait fait mordre par des Loups Garous.

Le père, la fille, la nièce... Les Américains ont eu les Kennedy, nous nous coltinons les Le Pen. Oui, je sais, ça ne rend pas pareil (...)

Le chef du clan, JM, un mâle dominant à l’œil unique mais acéré, régente sa lignée depuis des décennies. La nature l’a doté d’un organe vocal imposant dont il use et abuse à souhait. Ses grognements gênent, choquent mais n’ont jamais vraiment inquiétés les autres tribus qui savent bien que malgré ses gesticulations intempestives, son propos est plus de faire du bruit que de régner véritablement sur la vallée.

Personne n’est assez naïf, ou assez bourré pour penser que JM pourrait réellement diriger quoi que ce soit. Mais tout le monde convient qu’il est bien pratique d’avoir un œil sur l’affreux de l’histoire. C’est toujours rassurant de savoir où se trouve le méchant.

Primates de droite, macaques de gauche, chimpanzés écolos ou gorilles centristes… Trop occupés à s’entrainer pour leur concours de grimaces, ils n’ont pas fait attention à la cadette des cheveux jaunes : M.

M. comme Le Maudit, comme Je t’M moi non plus, un M qui sonne surtout comme le renouveau pour la tribu des Enragés.

Mmmmmh, qu’il est bon mon Beaujolais… Note de banane, de mûre et de connerie… Venez donc vous enivrer !

Patiemment M. va attendre. Elle va attendre que les cheveux de son chef de père deviennent blancs. Elle va attendre que tous les primates de la vallée scient les branches sur lesquelles ils ont posé leurs fesses rougeoyantes. Elle va attendre les faux-pas, les scandales, et la monnaie de singe à profusion. Parce qu’elle a bien compris que dans le chao, il suffit de brailler plus fort que les autres pour être entendu. Et de ce côté là, elle peut remercier son hérédité.

M. prétend avoir la solution pour ramener la paix et la prospérité dans la vallée. Elle dit que le responsable c’est l’autre, celui qui n’habite pas dans la vallée. Elle dit qu’il y a trop de lianes dans les arbres qui laissent entrer l’autre, trop de cacahuètes pour l’autre, trop d’abris, trop de pluie, trop de place, d’herbe ou d’espoir… Trop d’autres, en fait.

Alors, Pôpa est fier, il laisse sa place à celle à qui il a tout appris, et qui manifestement à tout compris !

M. enveloppe ses phrases dans de jolis papiers, elle met des rubans de satins sur le fumier verbal de son pater, et toujours patiemment elle attend. Le piège est lent. Mais pas moins piège pour autant.

Le mâle dominant est devenu un mal dominé par sa propre portée. Insupportable pour le fossile rageur. Alors pour sa dernière danse, le vieux singe a qui plus personne n’apprend à faire de grimaces tente un pogo. Il veut tout mettre à terre, tout faire voler pour grogner une dernière fois.

Mais M. refuse cette fatalité. Si son père ne veut pas être « ce héro », il ne sera pas « ce boulet ». M. n’est pas là pour le brouhaha, elle, est là pour gagner.

Elle a trop attendu pour laisser JM taper sur ses vieilles casseroles, et saloper tout son canevas.

M. est un singe-araignée, sa toile lui a pris des années, et aujourd’hui elle est bien contente, parce que si c’est le vieux l’affreux de l’histoire, c’est qu’elle a enfin fini de tisser son déguisement.

Au bal masqué ohé ohé, M. vous propose un lap danse. Vogalène conseillé.

 

Voilà, pourquoi Marine va manger son père.

 

 

 

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AYÉ... C'EST ENCORE LA ST VALENTIN !

 

meuf biere

 

 

Avec les copines on était tranquille à siffler nos Kro en matant PSG-Nantes, et Caro a lâché LA bombe… Vous avez prévu un truc pour la St Valentin ?

Ben non… Evidemment qu’on n’a rien prévu.

Mais, il va bien falloir, (sinon ça va être la crise, forcément)…

Du coup alors qu’on s’apprêtait à jouer à Fifa 2015, (en plus ils viennent de faire les mises à jours, Christiano Ronaldo est passé à 98, et pour une fois j’avais le Réal, je pouvais mettre une raclée à Laura…)

Bref on n’a pas joué, et on a passé toute la soirée sur les sites à la con de w-end insolites, et de resto avec menu « spécial St Valentin »…

Ben oui, EUX ils aiment la petite salade « Fol amour », avec des herbes, des langoustines et des assiettes en forme de cœur… 

Pfff, alors que franchement… Un bon coca et un paquet de Pringle’s, bien calé dans son jogging, c’est quand même autre chose…

C’est comme ça…

Tout ça c’est la faute de la presse masculine…  La St Valentin par ci, la St Valentin par là… Ça leur monte à la tête aux mecs, et après ils nous font vivre l’enfer…

Et même ceux qui jouent aux rockeurs en prétendant publiquement n’en avoir rien à faire, vont te faire la misère si tu marques « rien de particulier » sur ton calendrier au 14 février.

De toutes façons, ils ne sont jamais contents.

Si tu investis dans une rose rouge : - « Eh ben… Tu t’es pas foulé ! ».

Pas de rose rouge : - « Ah ouai… Même pas le minimum syndical… »

Tu l’invites au resto : - « On fait vraiment tout comme tout le monde… »

Pas de resto : - « Super… Donc on est les seuls à manger chez nous… »

Tu lui offres un kdo : - « Tu n’aurais pas du…»

Pas de kdo : - « je n’aurais pas du y croire…»

FUCKING ST VALENTIN !

Et fucking cerveau masculin qui aime dessiner partout des cœurs, des anges et des mots d’amour qui finissent toujours par « pour toujours ».

En fait, ils ne sont pas très originaux, ils veulent tous la même chose…

A commencer par un diner aux chandelles…

Moi, je l’emmènerais bien aux Chandelles… histoire d’échanger (celle là, elle est pour les spécialistes), mais non lui ce qu’il veut c’est des chandelles, des vraies ! Des bougies quoi…

 « Parce que ça fait une jolie lumière… ».

Alors… Ce que les mecs appellent « une jolie lumière », c’est quant tu ne vois rien en fait. C’est idiot, mais dans la pénombre ils se sentent beaux, et ils sont contents.

Sauf que du coup nous, on ne remarque pas forcément s’ils sont passés chez le coiffeur … Et ça… Ne pas remarquer que son mec a changé de coiffure le jour de la St Valentin, ça mérite la pendaison… Une peine ramenée à 10 jours de tirage de tronche, incompressible.

 

Du coup après il faut se rattraper, et leur faire la totale : lit rempli de pétales, bain moussant, et surtout… LA chanson, celle de LA rencontre. Et ça… Ça peut être très galère de retrouver LA chanson.

Moi, par exemple j’étais complètement bourré, je n’ai aucun souvenir d’avoir emballé mon mec sur Celine Dion… (perso j’aurais préféré « Le Bidet » de Lagaf)

Hier, on a donc abandonné nos manettes au profit du clavier, soirée Google « Idées romantiques pour la st valentin ».

En plus, il a fallu qu’on trouve un truc différent chacune ! Parce qu’on ne pouvait pas atterrir toutes dans le même resto avec nos mecs au bout du bras, ou dans le même salon de massage à justifier qu’il y avait une promo sur Groupon.

Finalement, moi, j’ai choisi la nuit en cabane dans la forêt de Fontainebleau : Pas d’electricité, pas de réseau, juste la forêt et les étoiles… L’enfer quoi.

Mais il n’y a rien à faire, ils aiment regarder les étoiles, qu’on leur montre la Grande Ourse en ayant l’air absorbé par la puissance de l’univers…

Si j’arrive à lui montrer Cassiopée demain soir, je peux m’épargner une bonne demi heure de préliminaire et espérer passer direct au dessert… Ça aussi… Pourquoi cette passion pour les préliminaires…

On a très clairement localisé la zone qui fait du bien… Mais non… Il faut vérifier toute la région, pfffff…

Bon et près l’amour, il y a 2 ou 3 impairs à ne pas faire… Bien sûr la question-piège « Tu trouves pas que j’ai grossi? », TOUJOURS répondre « NON. » même si il a pris 17kg pendant les fêtes.

La question relou « Comment on appellera nos enfants ? »

Répondez ! Même si ça fait 3 semaines que vous sortez avec lui… Donnez n’importe quels prénoms mais répondez !

-       Euh… Ronaldo et Rihana…

 Il y aura sûrement un débat sur les prénoms, bon évidemment vous le laissez gagner, mais vous vous éviterez la fameuse crise « Vous les filles, vous n’avez pas de cœur ». Crise forcément décuplée à la St Valentin !

 

Bon allez… Courage. Dimanche on est le 15, c’est la St Claude (donc rien à priori…) et on sera pénarde jusqu’à l’année prochaine question Valentin.

Je suis en train de me dire que demain y’a quand même PSG-Caen (sur Canal !) et que moi je vais être dans une cabane à chercher Cassiopée… Pfffff

Je me demande si je vais pas faire un plan de grosse lâche, comme les filles savent bien faire : un « je suis hyper malade, ET hyper contagieuse, c’est trop bête hein ?! »

Ah ouai, c’est pas mal ça !

(Rires satisfaits, grattage d’entre-jambe, ouverture de bière)

 

HAPPY VALENTIN !

 

 

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JE SAIS QUI A TUÉ KENNEDY ET JE FAIS DU 90D !

imprévu

Grand Dieu mes amours, ça fait un bail !

Plus de 6 mois !

Je me la pétais hebdo et je ne suis plus qu'une pauvre bi-annuelle du blog... 

Je vais vous dire la vérité, ce n'est pas que je vous aime moins c'est juste que désormais on me paye pour écrire ça et là des papiers, des rubriques, des vannes, des trucs intelligents de temps en temps, des conneries souvent. Je suis donc officiellement devenue une pute.

Ben, si il y a un peu de ça... Pour quelques billets je fais ce que je jouissais de faire gratuitement avec vous, j'écris. Une pute qui passe le plus clair de son temps avec son Mac* à s'épuiser les doigts et se bruler les yeux pour un bon mot ou le rire providentiel d'un lecteur, d'une lectrice.

Et, d'un coup, là, entre deux passes épistolaires, je réalise que nous sommes en 2014, et que je vous dois au moins des vœux mes amours, ne sait-on jamais, des fois que ça se réalise.

Je vous souhaite donc pleins de bonnes choses et en priorité des accidents. Des accidents d'amour, des sorties de route professionnelles, des sentiers inexplorés, des plans B, du poivre pour chatouiller vos narines ankylosées...

Je n'ai rien contre les journées toutes tranquilles sans surprise ni crise où tout se passe comme prévu, mais ça vous en aurez, et vous verrez vous oublierez... La réalité c'est qu'on ne retient que les autres jours, ceux qui parfois piquent un peu mais viennent se blottir dans nos mémoires avec délectation.

Moi je me suis mise au métro par exemple (remarque totalement snob)... Et tout ce que je garde à l'esprit de ces 6 mois de trajets quasi quotidiens c'est l'écoute forcée de « Thriller »  en taiwanais ? ou mandarin ? Ou coréen ? par un musicien asiatique... dans la pénombre et la moiteur d'une rame immobilisée (pour cause d'incident technique sur la ligne, merci de ne pas bouger, nous faisons notre possible pour rétablir le courant...) Ou ce néo-dandy qui m'a gratifié ligne 1 d'un délicieux « Toi, tu dois bien sucer ? » qui m'a plongé dans une réflexion presque aussi dense que le jour de mon bac philo. A l'époque je m'étais usé les neurones sur « l'expérience est elle la seule source de nos connaissances ? Au fond, je crois bien que c'est un peu la même question, philosophe du métro ou pervers du lycée même combat...

Bref.... Dans le métro 2013, je retiendrai quelques baisers d'amoureux, une engueulade mythique, ce moment irréel où un nain à laissé sa place à une femme enceinte (je jure que c'est vrai...), des conversations truculentes, les galères de grèves, les scandales de voyageurs... Les « accidents » ! Mon cerveau a mangé, digéré et déféqué sans scrupule tous les autres trajets sans aspérité.

Ce qui vaut pour le métro vaut aussi pour le reste, les grains de sables sont souvent plus excitants que le rouage.

Je vous souhaite donc de vous vautrer lamentablement devant un groupe d'étudiants jeunes, beaux et sexy, de vous tromper de semaine pour aller diner chez des nouveaux amis, de constater en courant après un taxi que les bas qui tiennent tout seuls... ne tiennent pas tous seuls, de tomber sur votre gynéco dans un cocktail, de rater pleins de trains, de vous tromper de destinataire pour vos textos**...

Sur le coup, on râle beaucoup, mais finalement, c'est ça qui fait une « bonne année » et notre meilleure chance d'échapper à une existence ronflante et emmerdante. (Oui, ben moi ça m'arrange de penser comme ça).

Vous noterez en passant que j'ai réussi à cracher 20 lignes sans mentionner les mots « Dieudonné », « Quenelle » et « Gayet », mon blog ne devrait donc pas être mis sous surveillance... Hé hé hé

Ooooooops...

Des résidus de blondeur et de miss subsistent encore en moi...

Trop tard, nous sommes cernés.

BONNE ANNÉEEEEEEE !

 

Pour Kennedy, et le 90D, c'est une strategie marketing issue d'un profond brainstorming avec moi même pour mieux attirer le chaland... Et un mensonge (surtout concernant le D...)

CONSEIL DU JOUR : SI VOUS AUSSI VOUS ÊTES VICTIME D'IMAGE ASSEZ TERRIFIANTES (D'UN PRÉSIDENT  À CALIFOURCHON SUR UNE COMEDIENNE DESORMAIS CONNUE) FAISANT IRRUPTION DANS VOTRE CERVEAU DÉJÀ DIMINUÉ PAR LES ASSAUTS DE QUENELLES DE LA SEMAINE PASSÉ... N'HÉSITEZ PAS A ALLER SUR YOUPORN POUR CHASSER CES VISIONS PARASITES.

 

* le MacBook Air

** liste non exhaustive de faits de gloires perso

 

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AMOUR ET CAETERA

AMOUR

Mais qu'est ce qu'on est censé leur dire a nos mômes ? Ils regardent encore Cendrillon, Blanche Neige ou Hansel et Gretel, chef d'œuvres intemporels avec des gentils papas aimants (un peu mous du genoux mais bon...), des mamans mortes (ça aurait été plus rock’n’roll qu'elles se soient cassées avec le voisin de pallier mais bon...), et des belles mères acariâtre (les pères ayant été assez cons pour prendre des meufs plus vieille, plus moches et plus connes... Bon...).

A force de nager dans un océan de n'importe quoi ( je suis littéralement cerné par des désillusionnés de l'amour) je ne sais plus si c'est nous qui avons sauté dans une piscine sans vérifier si il y avait bien de l'eau dedans ou nos ancêtres qui ont porté des œillères jusqu'à l'aveuglement. Putain con (comme on dit a Bordeaux), c'est compliqué l'amour...

Je ne sais plus quoi dire a mon fils sur ses amours futurs, tant le schéma du joli petit couple roucoulant une vie durant, a pris du plomb dans l'aile.

Moi aussi je les aime ces petits vieux qui marchent main dans la main, des soupirs pleins les yeux. Ils traînent derrière eux leur vie si bien remplie d'eux mêmes et de fantômes. Et dans leurs silences on peut parfois entendre les voix de ceux, de celles qui les ont traversé sans pourtant les faire dévier.

Mais quelle force, quel dessin faut il avoir en sois pour aimer a 20 ans le(la) même qu'à 80... De quelle maîtrise ultime faut il être animé pour voyager sa vie sans s'enivrer ailleurs? Et finalement est ce vraiment pour le mieux? N'est on pas plus vivant en écoutant vraiment ses désirs, ses envies dût elles s'appeler conneries...

Je n'ai pas la réponse, j'en suis au questionnement mais je veux bien les vôtres pour dresser virtuellement un portrait robot de l'amour de maintenant.

Puisqu'il est désormais admis d'avoir comme les chats 7 vies en une seule, que fait-on de Cendrillon? Faut il encore dire a nos rejetons qui connaîtront l'amour 6.0 que la rime avec "toujours" est la plus ambitieuse, et la plus belle aussi?

Je fais bien ma maligne, la liberté en étendard et la passion comme religion...

Mais quand mon fils m'annoncera qu'il veut partir vivre au fin fond de la Mongolie avec son prof de piano de 15 ans son aîné, pour s'aimer librement dans une communauté itinérante de militants gay, n'aurais je pas un sursaut de conservatisme primaire, n'aurais je pas envie qu'il soit notaire, ou vétérinaire marié à Marie-Jeanne, dans un charmant village de l'Oise ou de l'Isère?

All you need is love? Bon, ben alors pourquoi on s'emmerde avec le reste?

Pourquoi ne sommes nous pas tous devenu hippies? Parce que sur le papier objectivement, je ne vois pas bien comment on peut préférer une société adoubant l'engagement pour la vie avec ou sans sentiment, la bien séance, la bien "pensance" et la possession, à la seule volonté de jouir de tout et a chaque instant, moment par moment, sans penser a demain...

Une génération de cornichons voilà ce que nous sommes. Coincés entre des vieux principes et de nouveau schémas.

Un papa et une maman, y a pas mieux pour les enfants? Peut-être... Mais quel papa pour quelle maman? Et pour combien de temps? Et surtout, est ce qu'un enfant y a pas mieux pour un papa et une maman? C'est vrai quoi... Quand on est deux, on veut être trois, et une fois qu'on est trois, on divise tout par deux...

Putain con...

Et maintenant on fait quoi?

On se rassure en se disant qu'enfant de hippie ou de notaire, on finit tous chez les mêmes psy. On fait du yoga, du reki, de la sophro, de l'acuponcture, des bains de boue, d'algues, de chocolat, et surtout de n'importe quoi. Voilà, c'est ça... Un grand bain de n'importe quoi, et un kiff énorme: au moins, il n'y a pas que moi...

Jack a dit "Ce qui existe, existe", ça vaut pour l'amour, pour la vie et le reste aussi.

 

Bon bain mes Amours.

 

Posté par melodyvilbert à 23:44 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Chacun ses cons, et Dieu pour tous...

cons

C'est officiel, ils sont partout, en solo, en grappe et même troupeau. Ils sont inépuisables, ils n'ont aucune limite, ils ne respectent ni les saisons, ni les jours fériés, ni même les situations d'exceptions. Non! Les cons ne s'arrêtent jamais. Ils remettent sans fin leur connerie sur l'ouvrage et parfument nos vies de leurs constantes flatulences.

Ils sont de tous les métiers mais il y a des professions qu'ils affectionnent particulièrement. Conseiller assedic par exemple (je crois bien qu'il faut dire orientateur pôle emploi...). A quelques exceptions près, le secteur qui a le vent en poupe en France (celui du chômage) met à notre disposition la crème de la crème en matière de cons.

La magistrature a fait un mur de cons, le pôle emploi pourrait dresser une muraille à faire complexer toute la Chine.  

Ils m'emmerdent ces cons dans leurs bureaux qui remplissent des cases a longueur de journée et ne supportent pas l'idée qu'on ne puisse y rentrer (dans leurs fucking cases!!!). Oui, je sais il y a un règlement, mais puisqu'il est mal foutu, qu'ils créent au moins la case "pour ceux qui ne rentrent pas dans les cases", on gagnera du temps. 

Si, seulement tous les cons avaient cheminé vers un seul « Rome », l’administration des assedics… Mais non, ils se sont déployés au fil des siècles, des aires, des modes, malgré les guerres, et toutes les reloutudes de la vie. Et ils sont là, à nous traquer quotidiennement, histoire de nous empêcher de kiffer trop longtemps.

Chacun ses cons et Dieu pour tous, je suis d’ailleurs probablement moi même le con d’un autre. Mais puisqu’ici c’est chez moi, et que j’y fais bien ce que je veux, cela va de soi… Voici mon petit palmarès.

LE CON DE LA POSTE

Comme pour le pole emploi, on a presque tous eu un con de la poste. Le mien travaille au bureau de poste de mon quartier, il milite à sa façon contre les déodorants, s’envoie « discrètement » une petite rasade de vodka entre deux colis à expédier, a définitivement banni de son vocabulaire les « bonjour », « merci », et autres je vous en prie ».

Le gars est odieux, et s’affaire odieusement à sa tache. Il peut vous regarder droit dans les yeux à 11H45, et vous dire que la poste fermant à midi, il ne peut vous laisser entrer… Oui même si ce recommandé doit partir aujourd’hui et que c’est une question de vie ou de…    CONNNNNAAARD !

 THE CON NEXT DOOR

Sauf si vous vivez dans une maison bleue adossée à la colline, vous en avez un aussi… Le mien vit là, tout prés de moi. Nous ne partageons pas la même porte, ni les même boites aux lettres, non juste la rue, et ça suffit. Ce quinqua-con et son toutou-con sont toujours là planqués derrière un buisson, un reverbere ou leur ombre à me faire remarquer que je me suis trompée de jour pour sortir les poubelles, que je suis mal garée, qu’il serait souhaitable que mon fils ne fasse pas de trottinette dans l’allée.

J’ai pensé empoisonner son cleps ou balancer des boules puantes sous sa porte mais je me contente lâchement de sonner chez lui dès que je le peux, à toutes heures du jour ou de la nuit, et d’aller me planquer vite fait. Voilà, j’ai un voisin con, et j'ai du coup retrouvé mes 14 ans, la connerie en écharpe, et l’insouciance adolescente.

 LE CON DE MA COPS

C’est le mec relou dont ma bonne copine s’est aguichée… Au début il était comme un nouveau sac, on le trouvait vaguement sympa, il allait bien avec ses escarpins, et surtout il ne la ramenait pas. Puis, s’installant doucement mais sûrement dans sa position de « mec officiel », il s’est incrusté dans nos dej, nos soirées, nos textos, NOTRE VIE DE MEUFS ! Toute la saveur de nos retrouvailles féminines étant précisément de critiquer l’espèce masculine, l’intrus, tout « chéri » de notre cops est-il, nous a rapidement irrité !

RAOUS, va jouer au poker, lire Auto plus, ou boire des bières avec tes frères, mais laisse nous parler de la taille de ton zizi pendant 2H en vidant une bouteille de rosé, laisse nous glousser en paix !

 

En plus de tous ces cons récurrents, il y a les cons d’un instant, qui nous pompe de l’énergie le temps d’un feu rouge, d’un trajet en bus ou d’une cigarette en terrasse « Je ne vois pas pourquoi les fumeurs auraient la priorité sur les places en terrasse, en nous infligeant leur drogue ».Va donc rejoindre Frigide Barjot et militer pour un monde sans fumée, sans pédé, sans supporter du PSG, et sans sexe à la télé, MAIS laisse moi kiffer cette terrasse ! Si tu n’étais pas si con, je t’aurais même invité et on aurait pu se marrer. RAOUS aussi !

 

J’arrête, il y a de quoi écrire un bottin sur le sujet. Courage à vous qui devait vous taper une réunion de copro ou un conseil parents-profs, les cons y sont souvent légion !

Gloire à Georges (Brassens). Restons soudés, nous vaincrons !

 

Si tous les cons volaient, il ferait nuit.

Ah ! Si tous les cons du monde voulaient se lâcher la main... 

On ne raconte pas un con.
On le subit et on l'oublie.

On a souvent besoin d'un plus con que soi.

Si !...Il y a une justice, puisque le con a l'air con.

Traiter son prochain de con n'est pas un outrage, mais un diagnostic.

MON DIEU, COMME C'EST CON, UN CON !  San Antonio

 

 

 

 

 

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TROP PAS UNE BOLOSSE !

KIKI

Olà, mes amours, oui je sais, je vous ai sacrément négligé… En même temps, le pape a démissionné lui, alors je pouvais bien vous mettre en jachère quelques semaines.

Devant l’abondance de mails réclamant un article (4 en vérité mais je vous sais pudiques…), me revoilou.

Je n’abandonne pas ce blog, étape décisive de cet après qui se dessine, je le mensualise pour me laisser le temps, de vous faire partager ces conneries indispensables* à nos vies (*attention ceci est du second degré).

Etant de moins en moins mannequin et de plus en plus auteur, je suis bien obligée d’en conclure que mon cerveau doit se développer à mesure que le reste se périme, ce qui me paraît somme toute assez juste. Je mesure néanmoins maintenant à quel point mon premier métier à épargné mes neurones de tout effort superflu pendant toutes ces années, merde c’est fatiguant de réfléchir…

Si j’en crois les statistiques sur la durée de vie, j’ai presque rongé la moitié de mon bâton, ce qui est totalement hallucinant vu que j’ai l’impression d’avoir passé mon bac hier… Tout le challenge reste de faire de ce deuxième volet une aussi belle aventure que le premier, ce qui dans mon cas n’est pas chose aisée.

« Il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte », voilà l’objectif.

En attendant, l’improbable cumul de mes activités m’amène à travailler avec une bande de vrais jeunes (moins de 23 ans), ce qui m’oblige à une jeunification culturelle assez épatante.

Si vous ne pensez pas encore être passé de l’autre côté (celui des non-jeunes), posez vous quelques questions :

Si je vous dis « Bouba » ?

Et que vous répondez « mon petit ourson », comme je l’ai fait avec mes amis les djeunes, j’ai le regret de vous annoncer que vous êtes officiellement un « yeuv », un vieux.

Bouba est un rappeur dont je ne jugerai pas le talent artistique (je ne sais pas…). Je peux dire sans trop me mouiller que son QI est bien inferieur à celui de l’ourson homonyme. En même temps, l’ourson de notre enfance avait grave la secla (la classe…), il parlait !

Mes nouveaux copains ignorent qui sont Catherine Lara ou Adamo, bon… Peut on vraiment leur en vouloir… Certains n’ont jamais entendu parler du Vel D’hiv est là c’est vraiment la tehon (…).

Je leur raconte les cassettes (VHS et musicales), les 45 tours qu’on apportais aux Boums, les badges qu’on épinglais sur nos blouson jeans, les sacs US qu’on se dédicaçais, les t-shirt Fido Dido, la tonne de laque qu’on utilisais pour faire une « coque », le fluo dont on abusais… Ils me disent que c’est chanmé (méchant…) et que ça devait déchirer mon temps (…)

Et bien oui chers post puceaux rois du monde, c’était sympa en effet.

Attention, nous pour se boire un Gini (quoi ça n’existe plus ???) on devait s’appeler avec le téléphone de nos parents (donc pas très longtemps), se caler un rendez-vous précis dans l’espace et dans le temps, et s’y tenir. On était des djeunes ponctuels du coup…

On ne se prenait pas la tête 10 ans sur un texto pour savoir si « Trop mortel de te voir LOL » ça voulait dire qu’on allait sortir ensemble… Ou pas. Nous, il fallait qu’on se revoit pour se dire que la fois d’avant c’était trop mortel, et on était assez vite fixé sur l’option « et plus si affinité ».

A mon époque, il y avait un élève par classe qui avait un ordi chez lui, et on squattait tous sa maison pour jouer à Super Mario ou faire des tournois de casse-briques. On n’avait ni tweeter ni facebook mais on n’en avait pas vraiment besoin, on était  ensemble en vrai !

Parfois on jouait à Action ou Vérité, un jeux merveilleux qui fait office de psychothérapie de groupe et permet quelques roulages de pelles au passage. Pelles dont on apprenais consciencieusement toutes les nuances en écoutant Doc et Difool sur Fun radio (…)

On regardait Interville en se disant que la télé pourrait difficilement tomber plus bas, avec des candidats habillés en homards géants coursés par des vachettes… On ne pouvait pas savoir qu’un jour il y aurait Brandon, Diana, Moundir, Nabila et tous les autres petits soldats de la téléchiotte. Une armée de pauvres bougres se partageant un unique neurone…

Je ne dis pas que c’était mieux avant même si ça l’était forcement puisque j’avais 15 ans (et aucun problème d’acnés). On se protégeait déjà du sida, on manifestait déjà dans la rue pour se plaindre du ministre de l’éducation, les hommes politiques nous promettaient déjà le plein emploi, on ne les croyait déjà plus… Il y avait déjà des cons, beaucoup… Cette espèce traversant le temps et les temps avec une vigueur inégalée.

 

Je dédie ce papier à mes jeunes amis, que je charrie, qui me charrient, que j’aime aussi.

Maman vous kiffe, vous like, vous +1…  

Trop pas une bolosse. LOL et reLOL.

 

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Et Dieu créa Barjot...

barjot

Le mariage gay???

En bonne balance j'avais envie de camper la posture confortable du "oui mais..." une attitude zen et suisse à la fois, qui consiste essentiellement à ne pas se mouiller.

Que ceux qui ont le désir de se marier puissent le faire, que ceux qui ont de l'amour à donner à un enfant puissent accomplir leurs desseins. Oui mais... dans le respect de l'éthique, sans violenter nos valeurs. Balance quoi...
Et puis, tous les jours depuis trop de jours elle a envahi ma télé, ma radio, et fatalement ma vie avec sa tignasse peroxydée et sa gouaille de poissonnière. Elle m'a définitivement convaincu, je serai dans le clan des autres. Foi de moi même, quoi que dise la Barjot dont la frigidité me paraît évidente, je penserai le contraire. 
Égérie défraîchie des nuits parisiennes, elle a trouvé dans cette croisade anti mariage gay l'aubaine inespérée du phénix aigri à l'ombre de sa gloire passée (gloire limitée à 2 arrondissements parisiens).D'un point de vue marketing c'est plutôt malin d'avoir choisi cette fausse barrée plutôt qu'une béni oui-oui en col Claudine. Sauf qu'elle est insupportable, si si si il faut le dire, INSUPPORTABLE. 

Elle nous annonce un cataclysme pour LA famille française, la fin de notre monde merveilleux où " un papa, une maman, il n'y a pas mieux pour les enfants". 
Frigide est-elle Maya? Sommes nous assez cons pour avoir peur deux fois de suite en quelques semaines de la fin programmée de notre civilisation? Les pays qui nous entourent sont ils des territoires de débauche et de chao famillial? Sommes nous a ce point lobotomisé pour croire qu'une jupette fluo et un perfecto en faux cuir rendent sa propriétaire "cool"?
Barjot claque le pavé en brandissant ses banderoles parfois naïves, souvent nauséabondes, avec autant de ferveur que lorsqu'elle se trémoussait au Banana Café lors de soirées très très gays... Elle est aussi crédible que Montebourg avec sa marinière (...) Il y a du "moi, moi, moi" chez ces deux là, de l'égocentrisme déguisé en combat.
Échauffée par la figure de proue navrante du camp des anti, le scorpion qui me sert d'ascendant à dévoré les deux plateaux de la balance et reprit les rênes de mon cerveau. 
Je me déclare donc officiellement pour une loi qui permettrait aux homos de s'épouser, et d'être officiellement parents des enfants qu'ils ont déjà et de ceux qu'ils auront ldemain.
Elle est surement formidable cette jolie famille Ricoré où papa aime maman, maman aime papa, et les fruits de leur amour courent autour d'une grande table rustique comme autant de petits blondinets sans morve au nez ou dents cariées. 
Sauf qu'hélas, l'ami Ricoré (avec son pain et ses croissants...) n'a pas dû passer très souvent chez M. Et Mme Dutroux de Charleroi ou M. et Mme Fourniret de Sedan... 
Mes exemples sont un peu extrêmes? Sûrement... 
Suffisants pour que le slogan "un papa, une maman, il n'y a pas mieux pour les enfants" soit réduit à ce qu'il est vraiment: un crachat homophobe habilement dissimulé sous le mouchoir opaque de l'ordre moral. 
Un être aimant et un être aimant, il n'y a pas mieux pour nos enfants... Évidemment.
Hollande devrait à priori garder le cap, les textes de loi évoluer et d'ici quelques semaines nous devrions sauter le pas... 
N'ayez pas peur, chers frigides, frileux, hostiles au changement, nous ne feront alors que marcher dans les pas des Belges, des Hollandais, des Espagnols, des Canadiens, des Sud Africains, des Norvégiens, des Suédois, des Islandais, des Argentins, des Mexicains et des Américains. 
Des nations où les grands méchants gay se sont mariés par milliers, et horreur ont adoptés les enfants destinés aux hétéros comme autant de pains au chocolat volés, n'est ce pas Monsieur Copé ?!
Je crois même que je vais aller marcher le 27 janvier, oui, marcher pour une loi qui est sûre de passer, pour me faire du bien, me rassurer sur ma non frigidité et répondre gayment a l'autre Barjot.
Na!

"Il vient toujours au bon moment, avec son pain et ses croissants, l'ami du petit déjeuner, l'ami Ricoré..."

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2013, Odyssée de l'herpès

REVEILLON

Ce titre est relativement navrant je vous l'accorde. Il m'a fait rire un peu quand même parce que je suis de ces idiots qui rient de leurs propres blagues, fiers de leur connerie, cons de leur fierté.

Pour ce qui est de l'humour, je m'auto divertie assez bien ce qui a pour double conséquence de me satisfaire et de me rendre pathétique.

Pour ce qui est de 2013, cette énergie déployée chaque année à envoyer des textos groupés sublimés par une rime moisie avec le nouveau millésime me donne des envies de crimes.

Afin de me faire pardonner mes pulsions meurtrières, je fais ici amende honorable en publiant un worst of des dix dernières années d'infamie rimiques, poil à la quique.

 

2003 année de la joie (euh...)

2004 année des bellâtres (créativité quand tu nous tiens...)

2005 année qui trinque (au secours...)

2006 année de la syphilis (à la limite, ma préférée...)

2007 année de la fête (mmmmh...)

2008 année des fuites (prédiction de crise?)

2009 année du neuf (moisi...)

2010 année peace (ouai tellement...)

2011 année des gonzes (que dire de plus...)

2012 année du flouze (ou des partouzes selon l'âge, le milieu social, le sexe...)

2013 année des fraises (ou de la baise selon l'âge, le milieu social...)

 

En même temps, puisque désormais on peut se voir qualifié d'artiste contemporain pour avoir pissé dans son bain, on doit bien pouvoir se vanter de succéder à Victor Hugo en faisant rimer "huit" avec "fuite"...

Oui, je sais, c'est le début de l'année et je râle déjà comme une vieille aigrie, c'est comme ça, j'y peux rien, en ce moment je traverse une phase " c'était mieux avant" qui alimente en abondance mon instinct naturel pour la bougonnerie.

Pas de révolution, n'ayez crainte moussaillons, je vous la souhaite bonne cette nouvelle année, et oui je te félicite toi qui en est à ton 7ème jour sans cigarette et toi qui vient de jurer d'offrir ton corps au sport jusqu’à ta mort.

Bravo, applau, cotillons et queuleuleu, cette année c'est juré, on va mettre deux X à heureuX, et comme dirait Gold essayer d"être" un peu plus près des étoiles, à l'abri des colères du vent".

Pour vous prouver ma bonne foi en matière de réveillon, je vous offre mes amours, un résumé de ma St Sylvestre champêtre.

C'est en Picardie, dans un tout petit, petit village qu'à eu lieu ma dernière sauterie 2012 (une année riche en la matière...). Ni Katy Guetta, ni Jean Roch, le maître des lieux s'appelle Papi, et nouvel an ou pas, il n'avait pas vraiment l'intention de se coucher après minuit.

Nous avons bu de l'hydromel, un alcool pas très mondain qui excite les neurones à la première gorgée, et mangé du lapin, un animal délicieux bien que ne jouissant pas de la popularité de sa consœur la dinde...

Pour le 31, ma famille ne s'est pas vraiment mise sur le sien (de 31) et les petits plats ont côtoyés les grands sans pour autant se mettre dedans. Néanmoins nous avons festoyé dignement dans une atmosphère mi paillarde mi conceptuelle, une sorte de vision Daliesque du dernier jour de cette année 2012, au milieu des bouses (...)

Nous avons dansé dans le bureau défraîchi de mon papi sur la Macarena, le Gangnam style de Psy, Corde à sauter de Moussier Tombola, La mer de Charles Trenet, Si j'avais un marteau de Claude François...

Nous avons fait la chenille sur La chenille et un striptease sur Tout nu et tout bronzé. Le ridicule ne nous effrayant pas, nous avons fait un Limbo dans l'entrée, j'ai remis en jeu mon titre de Miss Limbo 2012 durement gagné au club med de Punta Cana...

Dépassé par cette boum sauvage, mon grand père à tenté comme au Macumba club de faire une soirée bis dans le salon, avec le Boléro de Ravel servi par un orchestre symphonique... Tout petit succès...

Nous avons oublié de regarder nos montres, et sans s'en rendre compte nous sommes passé en 2013 en se dandinant sur une improbable chanson de Colonel Reyel (un "artiste" demandé par Nelson mon petit frère de 9 ans). Oui, Nelson, comme Melody Nelson (...)

Je crois bien que la maison s'est endormie avant 2h.

Je sais bien que toutes les familles ont leur propre folie... Réveillon ou pas, j'aime la mienne à la folie. Voilà c'est dit. Je remercie par avance chacun de ses membres pour être à vie ma plus grande source d'inspiration...

Bonne année mes amours. Il nous reste 359 jours pour trouver une rime en orze... 

La difference entre l'amour et l'herpes, c'est que l'herpès dure toute la vie. Frédéric Beigbeder

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Pfffffffffff...

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Mes Amours,

Voici venu le temps des rires et des chants, c'est pas tous les jours le printemps mais la fin du monde dans trois jours.

Une question s'impose d'elle même, que va-t-on foutre de ces dernières heures qui nous narguent, joyeuses et sarcastiques...

Une autre question, souffle un vent de panique sur mes neurones fatiguées: Et si ce n'était pas vrai??? Si les Mayas n'étaient pas plus renseignés qu' Elisabeth Tessier avec le sex appeal en sus, si ils s'étaient bien foutu de notre gueule avec ce canular de 5000 ans ? 4000? périmé.

Si on se réveille tous comme des fleurs le 22, je me rend en Mayasie pour dire ce que je pense aux descendants des Marcel Béliveau des cités d'or, et puis pour fuir ma vie.

Oui, parce que  moi la fin du monde je comptais dessus!

Ça fait six mois que je fais a peu près n'importe quoi, déculpabilisée par l'imminence de cette finale échéance. Alors si le big bang est reporté, en ce qui me concerne, comme dirait mon fils, ça sent le gros caca boudin...

Financièrement, grosse galère en perspective, je me suis surendettée a souhait avec un plaisir non dissimulé, mais si les Mayas ont merdé, je ne vois pas bien comment je peux rembourser et je ne suis pas certaine que "fin du monde" soit accepté comme excuse...

En plus j'ai fait une promesse de don de 700000€ au téléthon pour faire bouger le compteur et mettre du baume au cœur du monde sans mauvaise conscience puisque pour une fois on serait tous égaux pour le grand plongeon.

Évidemment, la démarche à tout de suite moins de panache si on réalise que le 21 décembre n'avait comme seul destin que celui de veille du 22...

Il va sans dire que je n'ai acheté aucun cadeau de Noël, prévu aucun repas, j'ai par contre accepté toutes les invitations pour le réveillon du 31, même celles avec des cons.

C'était bon cette glissade je-m'en-foutiste  pendant cette période de tradition et de reloutude absolue de fin d'année.

Côté cœur, les dégâts d'une fausse fin sont encore plus cruels...

J'ai refilé mon 06 à la terre entière: les mecs qui m'ont dragué joliment, les mecs qui m'ont dragué lourdement, ceux qui voulaient juste me sauter et même ceux qui n'étaient pas intéressés... Pire encore, j'ai embrassé ma meilleure amie, montré mes seins à mon voisin, dormi dans un nouveau lit.

La perspective de l'apocalypse a donné à ma vision des mœurs un angle surprenant. Et amusant je dois dire. Mais si la prédiction des Mayas s'avère aussi vérifiée que la légitimité du président de l'UMP, je vais avoir un bon paquet de dossiers à traiter en début d'année...

Malgré tout je décide de garder confiance, les mauvaise langues n'ont qu'à bien se tenir, l'heure est aux plaisirs, dans trois jours on sera fixé.

Gégé saura s'il est vraiment condamné à vivre dans une maison grise en bord de nationale à Néchin,  ou si pshhhhhhhhiiiiit hasta la vista.

Si c'est le calme plat, je me consoleraisnen me disant qu'il y aura une nouvelle saison de "Danse avec les stars" ;)

Je changerai mon numéro,

Et je ne voterai pas Maya aux prochaines élections...

Vous me manquerez quand même un peu les chéris... Peace and love XXX

Pffffffffffffffffff...

 

"Le monde du partage devra remplacer le partage du monde". Claude Lelouch/ Itinéraire d'un enfant gâté

 

 

YES YOU CAN ! (Still...)

crime

(4 mois plus tard... Entre temps tu as quitté ton costume de candidat, tu es redevenu president, et l'histoire continue de se repeter... Moyennement inspirée par "la magie de noel", je re-sers ma soupe de cet été... en même temps, rien n'à changé (...)

 

Dear Barack,

Je t'écris depuis la France, un petit pays d'Europe peuplé de râleurs et de poètes. Il est peu probable que ma lettre te parvienne je le sais bien. En même temps, il est à priori peu probable qu'un individu puisse acheter des armes de guerre et son poids en munissions avec la même facilité qu'une ménagère se procure du pain. Et pourtant... 

Il est en réalité plus difficile de trouver du bon pain qu'une kalachnikov chez toi Barack! 

Je suis désolée de donner l'impression de te manquer de respect mais je suis en colère contre toi. Après le cowboy du Texas qui a foutu le bordel qu'on sait (et celui qu'on ignore encore...) tu aurais dû être celui qui sonnait la fin de ce grand n'importe quoi de far west contemporain.

Wake-up Barack, un homme aussi intelligent que toi ne peut pas laisser passer une aberration pareille.

À quel moment la 1ère puissance économique mondiale, ruche active des plus éminents chercheurs, intellectuels, entrepreneurs, artistes va-t-elle sortir de son insupportable sommeil sur le sujet? 

Regarde l'actualité dans les yeux et pose tes couilles sur le bureau ovale. Interdits la libre circulation de toutes ces putains d'armes dans ta grande nation et laisse une trace courageuse de ton passage au pouvoir. Que ce pays civilisé soit enfin CIVILISÉ ! 

Si je suis en colère c'est parce que j'aime les USA, et que je ne suis pas de ceux qui font  dans l'anti-américanisme primaire de gaulois bourru. Il n'y a pas plus de déséquilibrés, de sadiques et de dépressifs au pays de l'oncle Sam que sur le vieux continent, simplement, chez toi ils sont armés Barack, et ça change tout. 

Le nombre d'enfants blessés ou tués en jouant avec le flingue de papa est si vertigineux que vous l'avez habilement inclus dans les accidents domestiques. Allo? La terre? Ça ne choque personne??!!!

À ceux qui brandissent le 2ème amendement comme étendard symbolique d'une nation revendiquant la liberté, renvois leur les chiffres, les dates, les larmes de ces tueries à répétitions.

Pour ton prochain meeting monsieur le candidat, j’ai une proposition: montes sur l'estrade, et doucement, distictement, solanellement, lis un à un les milliers de noms des victimes de la constitution. Ceux de Colombine, Virginia Tech, ou Aurora...

Ceux aussi qui ont frappé à la mauvaise porte, le mauvais soir comme mon ami Ito terrassé à 16 ans par un papi anxieux d'éventuels cambriolages. Deux balles dans le dos pour faire fuir un ado fluet qui exécutait quelques pas de danse devant l'entrée pensant amuser ses amis (nous...). Ce n'était pas la bonne maison, et le vieil homme au crépuscule de sa vie à dégainé, éliminant le jeune étudiant à l'aube de la sienne.                                           

2ème amendement, le droit de se défendre... Dix sept ans après, j'ai encore l'image terrible des parents d'Ito venus du Japon récupérer leur enfant dans une boite, sans un mot, sans une larme, acceptant l'inacceptable avec une abnégation et une dignité irréelles...

Égraine tous ces noms Barack, comme autant de gouttes de sang venues ternir l'histoire de l'Amerique. Donnes à cette liste terrifiante la même valeur qu'à celle lue avec tant d'émotion lors de la commémoration du 11 septembre. 

Force ton peuple à se regarder en face, empêche ton gouvernement d'être comme tous les précédents, le complice sourd et muet de ce massacre sans fin d'une partie des tiens. 

Fuck la NRA (National Rifle Association), abroge le deuxième amendement, organise le désarmement de tes 313 millions de civils, fais en sorte Barack, de devenir enfin OBAMA !

Et tant que tu y es, classe absolue, mets fin à la peine de mort. Il n'y a plus guerre que quelques dictatures pour brûler ainsi leurs sorcières. 

YES, YOU CAN !

 

"Les armes sont les sexes des impuissants. Ils tirent avec ce qu'ils peuvent."  Anthony Dacheville

 

A Ito (1975 - 1992)

 

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Miss au point.

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Il m'aura fallu un an de blog pour aller sur ce terrain, mais ce samedi soir me voici toute seule avec ma verveine-miel, les yeux dans les yeux avec TF1.

J'aimerais vous dire l'air blasé que c'est juste un fond sonore, que je suis plongée dans l'intégrale de Nietsche et que je n'ai pas prêté attention au programme télé... Mais la vérité, peu glorieuse je l'admets, est que je suis en train de me faire Miss France, sans cops pour se moquer, sans alcool pour euphoriser, non, juste moi et l'écran pour trois heures de minauderies et 18 ans de souvenirs.

18 ans? Comme l'âge de la plus part des candidates, comme une génération, comme une putain de tranche de vie... Merde, ça y est, je pourrais être leur mère! 

Alors voilà je regarde les miss exécuter leur chorégraphie désuète, dans leurs robes improbables, je souris de leurs sourires tendus comme des strings, je crains pour leurs gambettes hésitantes, en fait je suis à bloc. 

Ben, ouai, je sais, ça ne sert à rien, ça n'est pas vraiment branché, on serait même carrément dans du ringard pur jus,  mais moi j'aime bien. 

Et OUI je les trouve touchantes à vouloir sauver les animaux et souhaiter la paix sur terre. OUI je trouve qu'elles restent dignes, même si, comme le Port-salut, leur provenance est écrite dessus. Je me sens en tous cas plus proche de ce troupeau de bergères qui rêvent de devenir des princesses que de Diana de l'île de la tentation ou Nadège de Secret Story ( je ne sais pas exactement qui elles sont, rien de personnel, j'en sais assez...).

Moi aussi, en regardant ce cheptel 2013, je ne m'empêche pas de railler le strabisme de miss Normandie, ou le rire chevalin de Miss Bretagne. Moi aussi, je pouffe dans mon salon lorsque les 33 oies plus tout à fait blanches singent gauchement l'inimitable Marilyn dans "certains l'aiment chaud".

Je me moque parce que c'est facile, parce que ce défilé de cuissots régionaux sur des airs populaires est un brin lunaire, que cette émission pourtant "rafraîchie" par Endemol, à gardé sa saveur surannée qui fait tout son charme. 

Alors oui, c'est vrai, on peut toujours penser qu'en ces temps chaotiques, l'élection de Miss France résonne terriblement creux dans nos consciences lourdement chargées.  Je suis la première à dire que si ce concours envahissait nos écrans toutes les semaines, je me marteau pilonnerai moi même pour échapper à un tel calvaire.

Mais une fois par an, je trouve ça divertissant. Superficiel, inutile, mais divertissant. Et finalement, c'est déjà beaucoup. 

Bien sur, on aurait pu éviter de programmer ça face au téléthon, avoir la classe de ne pas faire de compèt d'audience durant ce traditionnel week-end de solidarité, mais c'est trop en demander à la 1ère chaîne...

Le temps d'écrire ces quelques lignes et la sentence est tombée, la 66eme Miss France de l'histoire est Bourguignonne: Marine Lorphelin vient de se trouver une famille (un peu facile, mais bon...), et de changer le cours de sa vie sans le savoir encore vraiment. 

Marine, comment te dire... 

Te voici couronnée dans le pays qui a exhibé au bout de pics les têtes de ces derniers monarques (...) Mollo donc...

Tu vas être invitée à toutes ces émissions de télé qu'il y a un mois à peine tu regardais avec tes parents, tu vas inaugurer des dizaines de foires, manifestations sportives, artistiques, salons, événements en tous genres.

Tu vas signer plus d'autographes que Madonna et Lady Gaga réunies, parce que Miss France dit toujours oui... 

Tu vas voyager, chez nous et très loin aussi, tu vas rencontrer en un an plus de monde que la plus part d'entre nous en une vie. 

Tu vas vivre des moments si ridicules que 18 ans plus tard tu en riras encore, et d'autres si incroyables que 18 ans plus tard, ils te bouleverseront toujours. 

Tu viens de devenir la reine d'une France fantaisie, l'emblème à paillettes de l'hexagone de Oui-Oui.  Ne t'excites pas trop, malgré ton jolie minois, et ton écharpe immaculée, tu ne devrais pas, toi non plus, réussir à éradiquer la faim dans le monde. Plus probablement, tu deviendras chroniqueuse télé, épouse de sportif haut niveau ou même les deux. 

Tu me trouves un peu cynique? Peut-être, et pourtant mon regard sur toi, ce que tu représente et ce que tu ne représente pas, crois moi, n'est que bienveillance. Je ne cracherai pas dans cette soupe là.

Amuse toi Marine, profite...

Ne te préoccupe pas des branchés de la mode qui pense que "populaire" est un défaut et "provinciale" un handicap. N'écoute pas non plus les féministes hargneuses qui préfèreront te combattre toi, tes dix huit printemps et ta couronne plutôt que les véritables injustices que subissent encore les femmes en 2013. 

Il manquera Geneviève à ton règne, son chapeau, son humour et son humanité. Dommage. 

Félicitations mon enfant (puisque je pourrais être ta mère). Ne te prend pas trop au sérieux, rien de tout cela ne l'est. Embrasse cette année unique sur la bouche, et sans complexe mets y la langue, puisque tu t'en souviendras toute ta vie, autant que ce soit un vrai baiser.

De la 48eme à la 66eme. 

Carpe diem. Melody.

 

"la beauté est la seule vengeance des femmes." Serge Gainsbourg

 

 

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MOISUS HORRIBILIS

mimi

Mes amours, le mois de novembre est presque terminé, et vous savez quoi? Yalla !

Nous allons pouvoir souffler et mettre fin à cette apnée de 30 jours qui m'oblige à penser chaque année que décidément on devrait se débarrasser de ce moisus horribilis. Je propose que l'on rallonge tous les mois de trois jours, et qu'on passe directement du 31 octobre (34 du coup...) au 1er décembre.

Bon, évidemment si les Mayas ne sont pas des escrocs, je n'aurais pas le temps de proposer ma réforme du calendrier, tout devrait être réglé...

La vérité c'est que tout le monde a le moral dans ses HUGG et que la France entière se gave d'antidépresseurs en attendant des jours meilleurs.

L'idée c'est de se marrer. Un peu, beaucoup, tout le temps, trouver de quoi se poiler à longueur de journée.

Un grand merci donc à l'UMP et son duo de comiques qui nous donnent envie de regarder BFM en boucle.

Mais pendant que Pipo et Mario font leur show, nous qu'est ce qu'on fait??!!

On s'analyse, on se cherche des poux et comme on est doué dans ce domaine, on s'en trouve pleins...

Ce fucking mois de novembre est le terreau idéal pour toutes ces pousses de questionnements existentiels et de branlettes intellectuelles.

Et nous voilà a discuter des heures de la légitimité ou non pour des gays d'adopter un bébé, autour d'un beaujolais certes nouveau mais indéfectiblement dégueulasse.

On cours chez les psy, les magnétiseurs, les coachs de vie pour se rassurer sur nos capacités à s'aimer, se séparer et élever nos enfants...

On a jamais été autant aidé, et probablement jamais autant merdé, mais il y a un petit quelque chose de rassurant dans ce porte nawac ambiant: cette sensation chaude et enveloppante d'être des milliers dans ce bain là...

Pas de panique mes amours, décembre va pointer son nez, et avec lui tout son cortège de guirlandes et de lutins.

Ça faisait un bail (ben...12 mois en fait...) mais cette fois ça y est... Noël est de retour.

On va s'agglutiner dans les galeries bondées pour acheter un coffret parfum à belle maman et une boîte à outils à tonton Henri. Une semaine, deux réveillons, et cette réflexion: quel dommage que L'UMP n'est pas donné sa quinzaine de représentation à ce moment là ! Avec quelques huîtres, une clope et un Pouilly ça aurait pu être une putain de fin d'année.

Mon problème mes chéris c'est que j'hésite... En bonne balance, en bonne trentenaire, en bonne parisienne, j'hésite. Depuis Rox et Rouky en 82, j'ai du mal à distinguer ce qui est bien, de ce qui fait du bien, de ce qui est moins bien. (Dans le dessin animé c’était plus facile…)

J'hésite donc entre fumer de la Marijane en essayant de trouver sur mon plafond une interprétation aux fissures, et aller faire de l'aviron, l'organisme surdosé de probiotiques

Je vous l'accorde, cette bafouille n'a ni introduction, ni conclusion et n'importe quelle prof de français me balancerait ma copie à la figure, exigeant une structure. C'est là où ça devient sympas d'être grand, on peut se foutre des profs, des schémas, et des théories. Je dédicace d'ailleurs toutes les fôtes d'aurtografe de ce papier à Mme Vergez, ma prof de français de 5ème, qui m'a collé des zéros à toutes mes dissertations et m'a assené cette réflexion mythique : "A part bergère, je ne vois pas bien ce qu'on pourrait faire de toi...". (Papa...)

Voilà, mes amours, en novembre je ne suis ni drôle, ni structurée. Je vous envois un panier garnis de baisers et de soupirs...

Courage! Plus que 4 jours à tirer.

 

"Ca pourrait être pire... On aurait pû me forcer à regarder Josephine ange gardien." Pensée de méditation Tibétaine., 

 

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Allo maman, je suis BoBo...

KLAU9665

Il faut que j'appelle ma mère pour en être vraiment sûre mais au fond de moi je le sais déjà: je suis une bobo. Il y a pire vous me direz, je pourrais voter UMP, habiter Montfort L’Amaury et trouver que tout était mieux avant. Bourgeois-Bohème c'est  plus sexy, même si quand on y regarde de plus près ce groupe social, spécialisé dans le brassage de vent est un peu flippant...

J'avais déjà eu quelques indices qui auraient dû m'alerter comme mes petits pulls Zadig qui coûte un demi smic l'unité et on souvent l'air de m'avoir été donné par Emmaüs. Ou mes vacances au Cap Ferret pour se ressourcer loin du bling bling de St. Tropez...

Je n'ai pas été vigilante, persuadée qu'une enfance au milieu des chèvres vous vaccine à vie d'embourgeoisement aussi bohème soit-il.

Mais ce dimanche, la réalité m'a explosé à la figure comme mon popcorn bio que j'ai laissé 30 secondes de trop au micro.

Une copine m'a proposé un brunch, j'ai dit oui...tout est dit.

Un brunch?!!!! Vous savez ce que c'est? Un savant mélange de "breakfast" et "lunch", un concept citadin qui consiste a vous faire crever de faim le dimanche. Un brunch, ce n'est pas avant 14h, mais comme tu as volontairement zappé le petit dej pour te préserver pour cette grand messe culinaire du bobo, tu as le ventre qui cri famine et le sale mal de tête qui va avec.

Tu te retrouve dans des lieux bondés de gens énervés (forcément, tout le monde à la dale) et quand enfin on te trouve une table, anémié au dernier degré tu commande tes œufs brouillés sans même regarder les prix. Ce qu'il te restait de bon sens c'est évaporé en poussant la porte de la cantine branchée des bruncheurs dominicaux, tu bois du champagne frelaté, du saumon fumé avec ton café, des épinards aux fraises tagada. C'est dégueulasse, mais un peu arty, comme du miel pour les mouches bobozzzzzzz.

L'endroit est évidemment bruyant à souhait, le bohémien du dimanche se déplaçant avec sa portée, des braillards privilégiés qui régurgitent leur jus d'orange organique sur leurs bavoirs griffés. Lilou-Belle et Lou-Forrest se disputent un cup cake Hello Kitty, personne ici n'a osé donner à son rejeton un prénom répertorié dans le calendrier, ce serait un crime de lèse-majestee.

Enfin rassasiée, le porte monnaie franchement allégé, je décide de flâner rue des Martyrs, jour de brocante oblige.

Il faut bien comprendre que cette rue au nom lourd de sens est au bobo ce que La Mecque est au musulman. En faisant cette petite promenade anodine je confirmais des symptômes déjà bien prononcés : boboïtude aiguë, diagnostic vital engagé.

Le pire c'est que je me sentais drôlement bien, parmi les miens. J'achetais quelques livres anciens, a la couverture fatiguées et aux pages annotées, m'enivrant de leurs parfums surannés. Je ne les lirai pas, non, faut pas pousser, mais entre une bougie et une carafe art deco, ce sera parfait sur mon étagère. Je parlais avec un faux poète mal rasé du devenir de l'humanité, du mariage gay et de sa paire d'adidas collector collectée chez Colette.

Tu ne connais pas Colette? Tu penses encore a l'écrivain ou a une vieille tante en lisant ce prénom? Alors, toi tu peux encore sauver ton âme et échapper à l'épidémie tragique de boboïsme qui nous frappe.

Je vais t'eclairer sur le sujet, mais promets moi de brûler ce papier ensuite, d'effacer de ton disque dur toute trace de cette imposture (...) La grande idée c'est le concept-store. Comme souvent quand on utilise un mot anglais, c'est pour mieux cacher l'arnaque trop évidente en français. Il s'agit donc de magasins dont le propos est d'aligner sur un même étal un shampoing, un livre, une chaussure, une montre et un bonbon (par exemple) en prenant soin de multiplier par 17 ou 25 (selon le degré de branchitude du quartier) le prix de chaque objet.

Attention, tout à été étudié, du parfum du lieu jusqu'à la tronche antipathique du vendeur. Colette, première du genre avait au moins le mérite de ramener de l'étranger ses shampoings, ses porte-clé en forme de clé (dingue non??!) et ses petits carnets à 2€ la page (...)

Maintenant, il y en a partout de ces boutiques concept qui vendent de tout pour bobos branchés déconnectés de la cruelle réalité: "tu es en train d'acheter de la merde plus chère que le cours de l'or mec !!!"

Alors, oui je suis contaminée, oui j'aurais dû mieux me protéger...

Mais j'ai quand même un peu d'espoir de m'en sortir.

D'abord parceque le jeudi soir j‘aime mieux regarder Master chef que d'aller au Baron (très bon signe de rémission...), ensuite parceque je préfère toujours Julien Clerc aux Brigittes (la voie de la guérison), et puis surtout parce que quand on a admis sa maladie, on est déjà à demi guéri...

 

"Ils vivent dans les beaux quartiers 
ou en banlieue mais dans un loft 
Ateliers d'artistes branchés, 
Bien plus tendance que l'avenue Foch 
ont des enfants bien élevés, 
qui ont lu le Petit Prince à 6 ans 
Qui vont dans des écoles privées 
Privées de racaille, je me comprends 

ils fument un joint de temps en temps, 
font leurs courses dans les marchés bios 
Roulent en 4x4, mais l'plus souvent, 
préfèrent s'déplacer à vélo "              

Renaud

Le téton de l'Amérique

sein

Alors que nos cousins ricains (ben, oui on est quand même un peu de la même famille...) s'apprêtent à choisir leur prochain président, je pose une question: pourquoi cette obsession du téton?

Je viens de rentrer de NewYork où je me suis fait une escapade copines et j'ai l'impression  d'avoir fait acte absolu de subversion en ne mettant pas de soutien-gorges sous mes T-shirts.

Dans le pays de la liberté il convient de ne pas exhiber ses tétés.

Ok, mais pourquoi? Pourquoi à ce point?

En faisant l'incontournable escale chez Victoria'Secret je trouvais assez de strings pour me confectionner un bouquet mais me désespérais de ces étals abondants de push-up multicolores. Des soutifs armaturés, renforcés, remplis de mousse, d'huile ou d'air : de l'attrape-couillon en satin !

Ici, quoi qu'il arrive tu as de gros seins, des vrais, des silliconés ou des Victorias'Secret, comme un signe extérieur de bonne santé. Mais attention, gare aux tétons!!!

 

À la vendeuse à qui je demandais un soutien en dentelle, sans baleine ni renfort je voudrais présenter mes excuses pour cette requête osée qui l'a traumatisé.

C'est ainsi mes amours, il y va des seins comme de tant de choses dans cette vie: tu peux bien mentir, améliorer la vérité ou carrément en faire des tonnes ça passera toujours mieux que 'l'impudique" réalité de ce qui EST.

 

Tout l'Amerique a lu Fifty Shades of Grey, et les ventes de sextoys ont explosées mais toute l'Amerique continue de flipper à la vue même très discrète d'un bout de mamelon.

Pourquoi?????

L'origine de cette obsession se trouve t-elle dans les premières heure de la vie quand l'on rencontre pour la première fois les mamelles nourricieres maternelles?

"C'est comme ça, c'est dans notre culture."

Paradoxale Amérique qui interdit la diffusion de Kirikou (pour apparition récurrente de doudounes…) mais laisse ses enfants regarder Apocalypse now ou jouer à Mortal Combat.

Puisque Personne là bas ne semble (hélas...) décidé à faire bouger les lignes sur les armes à feu, qu'au moins ils se détendent un peu point de vue nichons.

Sans provocation, juste pour éclairer le monde sur le sujet, j'invite Barrack à déclarer que NON son peuple ne baise pas qu’en soutif, et que ne pas en porter même en journée ne constitue pas un délit. Michelle Obama pourrait s'ériger en chef de file du FLT (front de libération du téton), et Victoria'Secret secret nous proposer autre chose que ses armures pectorales.

Je sais bien que le sujet est moins important que la fonte des glaces ou le conflit syrien, mais sur ce front nous pouvons agir. Vous aussi mes cheriEs, si vous partez aux États Unis faites preuve de désobéissance civique, free your boops !

Sinon, bientôt en plus de nous demander si on est terroriste ou communiste on pourrait bien nous imposer le port du soutif pour entrer sur le territoire américain!

Ce qui est certain, c'est que les amis-ricains ne doivent plus savoir à quel sein se vouer quand ils viennent chez nous. Notre bon vieux cata Laredoute doit leur faire l'effet d'un Penthhouse, nos publicités pour le gel douche d'un porno avec un peu de mousse. Sans parler de Marianne qui exhibe fièrement ses roberts dans toutes les mairies ou Eugène Delacroix et sa dénudée "liberté guidant le peuple" sur nos billets.

Voilà, mes amours, ce week-end à NewYork était vraiment bien, et j'aurais mille choses à vous raconter mais j'avais envie d'abord de cet apparté sur les nénés...

Vive la république, vive la France.

 

Cachez ce sein que je ne saurais voir…” Molière

 

Les ballochards, bazoulas, bessons, bossoirs, bzézèls, cadets, calebasses, carapatas, counous, doudounes, gougouttes, loches, lochettes, loloches, lolos, mamelles, mamelons, miches, nénés, nénets, nibs, nibards, nichemards, nichons, nichounets, pelotes, pelottes, petches, pis, roberts, robloches, rondelets, rondeurs, rondins, roploplos, ropoplos, rotoplos, rotoplots, rototots, roudoudous, sboubs, seins, tchoutchs, tétés, tétines, tétins, tétons, tétounes, tettes (ancien), titis, titous, totoches, totottes, toutounes, trottinets.
le buste, la gorge, la poitrine, l'estomac, poitrine d'ange (petits seins), le balcon, les avant-postes, les avant-scènes, les avant-coeurs, avant-mains, cache-coeur, gardes-côtes,les pastèques, pamplemousses, melons, cocos, mandarines, noix, fraises, noisettes, les arguments, avantages, atouts, attraits, charmes, agréments, les pommes de Vénus, collines, pare-chocs, poumons, bouées, airbags, ballons, boutons de rose, confidents, médailles de sauvetage, crémières, oeufs sur le plat, flotteurs, gamelles (argot militaire), globes d’ivoire, globes jumeaux, mappemondes (gros seins), montgolfières (idem), obus, boîtes à lait, findus (seins plats comme les poissons Findus), vessies, frérots, jumeaux, berlingots, blagues à tabac, signes extérieurs de richesse, amortisseurs, frères Karamazov (qui sont chauves), le crémier et la crémière, bubbles, boutons de sonnettes (petits seins), Athos et Porthos, beautés orientales (les fesses étant les beautées occidentales), boites à lolo, devant de gilet, dunes, devanture, étal, monts, paiens, petits coussins de nuit, les gants de toilette, tétasses, tripes, tripasses, oreilles d'épagneuls, oreilles de cocker, pelotes à épingle, gueusards, le mou de veau, cuir à rasoir, les eins, insses, les boules, totons.


Tic-Tac...

papou

Cette semaine mes amours j'ai grandit. Pas vers le haut (Dieu merci...) mais vers l'infini.

Un tout petit jour de rien du tout qui ressemble à tous les autres, et BING le grand compteur fait la seule chose qu'il sait faire et te propulse sur la marche du dessus.

Tic tac, on noye ses cellules dans le chardonnay. Tic-tac on se dit qu'on à plus que 5 ans pour faire des bébés. Tic-tac malheureusement on est ni plus sage ni plus intelligent que le jour d'avant.

Mon fils m'a chanté Joyeux anniversaire sur l'air de "l'Amerique" de Joe Dassin (sans commentaire) puis m'a demandé quel âge j'avais. Je lui répondais 36, en écrivant ça sur un papier en bonne mère soucieuse d'enrichir ses connaissances.

- Tu seras morte bientôt?

Il n'avait pas l'air particulièrement inquiet en m'assenant ce Waza Ari. Curieux tout au plus...

Mais forcément, j'ai cogité...

Pourquoi on s'impose ce comptage entêtant, cette mesure cartésienne du temps qu'il nous reste à vivre puisque précisément on en sait fichtre rien.

Si on appréciait une durée à sa seule vrai valeur celle du plaisir...

Depuis combien de temps es tu avec ton mari? Assez pour savoir que je l'aime.

À quel âge as tu eu ton premier enfant? Quand je n'avais pas encore de cheveux blancs mais déjà beaucoup de souvenirs.

Quand est partie ta mamie? Quand je ne lui avait pas encore tout dit.

Combien de temps Sarkozy à été président? Trop longtemps (...)

Je crois bien qu'on est tous fous à vouloir toujours compter, décompter et mesurer. On devrait se contenter d'être enfant puis d'être vieux et entre les deux vivre la route.

Je me demande si c'est trop tard, ou si on peut encore envisager de dissoudre les années et réformer les mesures du temps?!!

Quand je regarde "voyage en terre inconnue" il y a tous ces gens, dans les steppes, les forêts, les banquises et les déserts qui vivent au grès du soleil et des saisons sans savoir l'âge qu'ils ont. C'est vrai qu'il ne savent ce que c'est que déguster un Voluto avec une machine Nespresso, ou faire la queue comme un con pour aller au Baron, mais je me demande si ces enfoirés* de Papous ne sont pas nés du meilleur côté.

En fait c'est ça, je réalise que je dois faire le deuil de cette vie là, en pagne ou en peau de chamois, à naître et mourir mille fois.

La faute à mes parents bergers, qui m'ont bercés loin de tous les murs civilisés... En grandissant, je finis par m'y cogner.

Je ne vais pas vous chanter la messe mes amours, je sais bien que je ne retournerai pas a la vie sauvage, et que l'année prochaine je fêterai mes 37 ans, [peut-être même au Baron] avec un peu de Chardonnay et la même chanson.

En attendant, dans NOTRE vie sauvage où on a tous un âge, je nage et je fais des rimes en "age"

Cage. Page. Étage. Image. Bricolage. Sarcophage. Courage. Nuage. Partage. Roi Mage.

 

*Dans la définition Coluchienne du terme.

 

"Maman, tu peux me prendre sur tes épaules. De la haut, on voit mieux les problèmes."  R.

 

 

Mademoiselle?

nuage

-Vous êtes magnifique, je suis sure que vous avez dû être mannequin?!

-Connard.

-Waouuu. Et du caractère en plus, je craque complètement.

-pffffffff. [tournage de talons/dédain/haussement d'épaules]

-Vous voulez m'épouser?

-Tu t'imagines quand même pas que je vais répondre oui?

-Le simple fait que vous me répondiez, est un sursis merveilleux. Je vous aime.

-Ok, tu es un dingue donc....

-Exactement. Fou de vous. Ces 2 minutes en votre compagnie éffacent toutes celles qui les ont précédées. Merci d'exister.

-Ok. Bonne journée.

-Et si c'était moi?

-Toi?

-L'homme de votre vie.

-Parce qu'il ne doit y en avoir qu'un seul?

-Non, vous avez raison. Mais VOUS êtes la seule, je le sais déjà.

-J'aime pas le sexe. C'est bon tu me lâche là?!

-Et le bowling?

-[rires...] Oui, c'est mieux.

-Alors, on jouera au bowling, je vous regarderai coucher les quilles avec plus de ferveur que n'importe quelle coucherie.

-Je vais à gauche.

-Je vais où vous voulez. Mais vous avez ri...

-C'est un rire nerveux, je suis épuisée.

-Venez on va marcher pieds nus sur la pelouse du parc Monceau.

-Tu as trop regardé "Pretty woman". Au secours, le plan drague...

-Jamais vu. Je lis dans vos yeux que vous avez envie de planter vos pieds dans la terre.

-Ok.

-Vrai? je peux faire la danse des sioux pour exprimer ma joie?

-[rires...]

-On va être très heureux vous et moi.

-Je suis folle.

-Dejà? J'adore.

-Je déteste le parc monceau.

-Moi aussi. Demain nous irons en Normandie, l'herbe est plus belle.

-Tout ça n'a aucun sens.

-C'est pour ça, très exactement pour ça que c'est parfait.

[Marchant sur l'herbe fraiche]

-J'avais un rendez-vous avec mon banquier.

-J'avais rendez vous avec vous depuis toute ma vie, j'adore vos pieds.

-Je devrais quand même appeler pour prévenir... Non?

-Quand Dieu a dessiné vos pieds il était amoureux.

-Tu crois en Dieu?

-Évidemment.

-Moi non.

-Vous n'avez pas besoin d'y croire, vous êtes la preuve vivante de son existence.

-C'est vrai que ça fait du bien ton histoire de marche dans l'herbe.

-Venez, on s'allonge.

-Si ma mère me voyait... Avec un inconnu...

-Ma belle mère... Mes hommages, et ma reconnaissance éternelle: merci, merci, merci pour avoir offert au monde... Mon amour !

-Je sens que tu vas me parler de la forme des nuages...

-C'est le plus beau jour de ma vie.

-Regarde, celui là on dirait un dragon! Un dragon qui pêche un poisson.

-Ou un écureuil qui tire une corde...

[rires]

-Ça y est, il est tout ratatiné ton écureuil!

-La lumière est incroyable, je pourrais mourir en souriant, là, maintenant.

-Sympa...

-Je n'aurais vécu qu'une heure, mais elle est absolue.

-Et si au lieu de mourir on mangeait une crêpe?

-Je peux embrasser vos pieds?

-Non. Oui.

-Et vos yeux?

-[rires]

-Montez sur mon dos, je vais vous faire les meilleures crêpes du monde.

-Avec du miel?

-Évidemment.

-Aaahh.. Je vais tomber...

-Plus jamais.

[rires]

-Comment tu t'appelles?

...

 

"Ce qu'on rencontre dans la vie est la destinée; La façon dont on la rencontre est l'effort personnel." Sathya Sai Baba

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Je vais bien, tout va bien...

pieds

Mes amours, je ne sais pas pour vous mais je trouve cette rentrée difficile.

On a rapporté soulagés nos enfants à l'école en leur disant combien ils avaient de la chance et que nous même on adorerait y retourner (pffffffff gros menteurs...). On se montre nos photos de vacances, on fait le point sur les couples qui se sont faits et défaits pendant l'été, on râle d'avoir trop de projets ou de ne pas en avoir assez, on commente l'actualité... on se fait chier.

Je ne suis pas très polie je sais, c'est seulement parce que j'ai envie de me marteau-pilonner moi même de succomber chaque année à ce banal blues de rentrée. Je m'agace, je me fatigue, je m'auto-stress, je m'irrite, j'en ai assez de commencer mes phrases par "je". Mais c'est ainsi depuis toujours, le 1er septembre, le 1er janvier et le jour de notre anniversaire, on fait des bilans, on prend des décisions et de bonnes résolutions et baaam on devient chiant. 

Voilà mes chéris, je me suis mise au yoga, je mange bio et j'écoute mon corps. Soyons clair, quand on écoute son corps on se fout dans la merde. Si, si forcément! Le mien par exemple m'a imposé un chômage technique, il avait besoin de repos. Il m'a forcé à regarder TF1 pour remettre mon compteur cervical à zéro. Il réclame son petit ballon de chianti, il refuse de porter autre chose que des tongues, et depuis quelques jours me supplie de lui / de nous offrir un massage.

Hier soir, le dos meurtri par une mauvaise nuit, les yeux lourds de cette drôle de vie, j'ai dit OUI !

Agacée par ces spas rutilants où les massages sont corrects mais l'addition indigeste, j'ai tenté le boui-boui thaï. Pour moitié prix, de vrais gens qui ne maîtrisent pas notre langue mais savent vraiment masser nous offrent un aller simple pour le paradis.

L'endroit est riquiqui et sent le riz chaud, la citronnelle et l'encens. Une minuscule asiatique au visage fatigué me fait entrer, petit coup d'oeil dans la rue et clac,  elle ferme à clef derrière moi... Mouai...

Derrière un rideau de perles roses au charme désuet j'aperçois quelques pièces en enfilade, la lumière est plus que tamisée, ce sera un massage dans l'obscurité. 

Ma "case" attribuée, j'enlève le haut, puis le bas, et je cherche la petite culotte jetable tellement sexy... Je finis par m'allonger sur une natte, avec ma propre culotte, et j'attend. Mon voisin de case, produit un râle régulier pour signifier son plaisir, j'ai un peu froid, et un petit doute sur cette si bonne idée de massage... 

Je fantasme quelques secondes sur un masseur qui sortirait tout droit de "l'amant" de Duras. Il aurait les mains douces, la voix suave et un parfum ambré, je serais envoûtée. 

Je n'ai pas le temps de profiter très longtemps des papillons qui me chatouillent le ventre, mon fantasme se fracasse contre le mur cruel de la réalité: entre dans la pièce une femme d'un certain âge qui fut très clairement un homme dans le passé. 

La/le praticien manifestement enrhumé renifle comme un hérisson (pour ceux qui l'ignorent: les hérissons reniflent terriblement...) et dans un fraï (français-thaï) parfait me demande si je suis prête. Une petite voix m'implore de me jeter dans mon jean et de me casser parce que nOOOOOn je ne suis pas prête! Mais évidemment cette voix là je ne l'écoute jamais, je serre donc un peu les fesses et les dents et j'attend.

Aiiie! La sanction tombe violemment:

Petite voix: 1 , moi: 0 

Mon bourreau me colle le visage dans ce matelas rancis, je vais étouffer, j'ai l'impression de sentir les acariens courir sur mon corps, les colonies de germes entrer dans mes narines . Je regrette le Spa des cinq mondes et sa panoplie de conneries, c'est cher payé mais là-bas au moins on se fait un peu de bien.

Mon amazone reniflante me chevauche lourdement et agresse mes cervicales avec une fougue irrésistible. Je n'y résiste pas. J'ai mal.

Cette heure dure un quart de siècle, et en plus est tarifée, je suis abattue dans tous les sens du terme.

Mon voisin rugit une dernière fois avant une succession de couinements de joie. Je me dis que je n'ai pas de chance, et qu'à côté le mec à l'air de prendre son pieds.

Aaaaaaaarrrrgggghhhhh ! Mon cerveau de blonde, taupe model, trentenaire au bout du rouleau percute enfin: ici on ne sait pas masser, on sait vous faire meugler. 

Je brandis ma petite voix à bout de bras, l'heure est grave, rien ne va plus, il s'agit maintenant de m'éviter un doigt dans le Biiiip.

Le corps endolori mais les idées rafraîchies, je quitte le bouiboui et retourne dans la vie. Pour 50€, j'ai réappris a aimer le simple fait de marcher dans la rue.

Comme on dit en fraï: beaucoup merci.

"Ce que cache mon langage, mon corps le dit. Mon corps est un enfant entêté, mon langage est un adulte très civilisé..." Roland Barthes

 

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Mais que fait la police ?!!!

police

En sirotant mon Perrier-orgeat cet après midi j'ai assisté à une discussion entre deux jeunes-vieilles (comprendre des trentenaires déjà réactionnaires). Les commères s'interrogeaient sur l'action des forces nationales de sécurité.

Entre les Roms qui nous gâchent le paysage, les putes qui squattent nos bois, les dealers des banlieues qui s'attaquent à nos touristes et les pédophiles qui se branle dans tous les squares de la ville, on à peur... On? C'est qui "on" ? Les poulettes des beaux quartiers comme ces deux pintades de compèt qui n'ont bougé de l'ouest parisien que pour passer des vacances a St Barth.?  

En les entendant parler de ce quotidien terrifiant, de cette ville désormais coupe-gorge, ce pays devenu anarchie, je me dis que je les enverrais bien quinze jours chez les Farcs pour leur remettre les idées en places...

Tout ça pour dire que MOI, je sais ce que fait la police... J'ai même un long passif avec les poulets:

Avec eux j'ai beaucoup joué. Joué à chat dans les lignes de bus ! Souvent arrêtée, jamais verbalisée, il m'a fallu trouver des trésors d'imagination pour me justifier.

"Je viens de Bordeaux, je ne savais pas qu'on avait pas le droit de rouler dans les couloirs de bus à la capitale"  [excuse acceptée!!!].

"Ma voiture tombe tout le temps en panne, je préfère rouler dans le couloir pour ne pas perturber la circulation"  [bull shit accepté!!!]

La larme à l'oeil, "je viens de me disputer avec mon petit ami", avec des variantes à l'infini, mon père, ma mère, mon boss, ma meilleur amie... [cinema accepté!!!]. 

"J'avais la tête ailleurs monsieur l'agent...". Celle-ci doit être combiné avec le port d' une jupe ou le glissement subtil d'une bretelle sur l'épaule. [stratagème accepté!!!]

La police, les pétasses (là je m'adresse aux deux pauvres filles attendues par les Farcs), n'a pas le temps de vous débarrasser des grands méchants gens, elle doit écouter nos conneries toute la journée.

Et puis il faut compatir avec nos forces de l'ordre. Vous imaginez, bosser tous les jours avec une photo d'un gradé devant un arbre, et un slogan lunaire: "Les gendarmes sont des gens d'arbres" [poster vu dans un commissariat a Bordeaux; fou rire incontrolable]. Ça mérite un peu d'indulgence tout de même...

Non, les filles, les flics ne peuvent pas éliminer à coups de plombs tous les sauvageons qui terrorisent la rue de Passy, ce sont des gens d'arbres, pas d'armes !

Il faut aussi comprendre que les fonctionnaires de police n'ont pas une tune. C'est ce que m'a dit l'un d'eux l'autre jour. Arrêtée pour avoir pris un couloir de bus (...), l'agent a voulu me verbaliser pour conduite en Havainas (Mouai c'est interdit). Après lui avoir expliqué que j'étais danseuse au Lido (hé hé hé) et que mes petits pieds fatigués ne supportaient plus les chaussures fermées [mytho accepté], nous avons sympathisé. J'ai dit à mon nouvel "ami" en képi que je devais filer pour mes travaux. Droit dans ses bottes le petit lieutenant m'a proposé de repeindre mon salon. J'ai cru à un vieux plan drague, mais il m'a bien précisé qu'il tenait à être rémunéré au black évidemment, et qu'il pouvait aussi faire de la plomberie. J'étais scié, mais apparemment c'est ainsi, les poulets sont mal payés, et la plus part "bidouillent" à côté.

Donc, non, les greluches, les flics ne peuvent pas vous escorter chez Vuitton, ils doivent taffer au noir pour mettre du beurre dans les épinards.

Dans mes aventures policières, il y en a une que je préfère... 

Fatiguée, et déprimée je me suis retrouvé un jour dans le commissariat  du 8eme à Paris à déclarer volée ma tite cariole. Je suis entrée dans cet improbable endroit aussi glamour qu'une salle d'attente chez un dentiste polonais au temps du communisme (?!!!)

Là mes chéris, j'ai trouvé nos petits képis blottis les uns contre les autres, engoncés dans leurs doudounes, la goutte au nez. Des poulets glacés dans un décor de désolation, un truc à vous filer la chiale et l'envie de cotiser au pot de départ de l'adjudant Meunier, 30 ans de métier, congelé sur sa chaise rouillé.

Bref, me retrouve dans le bureau de Véronique pour lui conter ma mésaventure. Elle m'interroge sur les effets perso présents dans la voiture au moment des faits. Je lui réponds qu'il y avait un pull, un GPS, et surtout mon Book. Dans le regard bovin de mon interlocutrice, j'ai vu le grand néant, le vide abyssal, puis l'effroi. J'ai compris que son cerveau congelé venait d'imaginer un bouc avec ses cornes et sa barbichette à l'arrière de ma 207. Je lui expliquais attendrie, que non je ne transportais pas de chèvre mais un Book de mannequin avec un k ! Véronique, en panique tapa sur son TO7 de 1984 cette phrase mythique dans ma déclaration "J'ai laissé un bouc de manekin". À méditer...

Je me dois de préciser que trois jours plus tard, j'ai revu Vero, pour annuler ma déclaration, ayant retrouvé ma voiture là où je l'avais garé, avant de m'égarer (...)

Voilà, les poufs, les condés ont mieux à faire que surveiller vos arrières. Ils ont nos histoires à écrire sur leurs ordi vintage.

Allez, basta, j'ai fini mon orgeat, je pars ailleurs respirer meilleur. 

Je laisse les deux aigries à leur aigreur, franchement elles me font peur...

Mais que fait la police?!!!

"L'été: les vieux cons sont à Deauvilles, les pures à St Tropez et les autres sont en voiture un peu partout."  Michel Audiard.

 

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VIVE LA REINE

reine

Jacques a insisté pour que nous passions voir sa maman à la maison de retraite, et comme je suis une gentille fille et que nous venons de vider une bouteille de champagne, j'ai dit oui...

Passer une après-midi dans un mouroir, la bonne idée pour chasser les pensées sombres (...). Top départ pour ma B.A de l'été, en traînant les pieds...

"Comme tu as grandi !". Reine me tient la main, je sens la finesse de sa peau fripée et la force intacte dans ses doigts crispés. Il y a si longtemps qu'on ne m'a pas trouvé "grandi"... J'attrape  ses épaules fragiles pour mieux l'étreindre, j'aime cette petite vieille.

Dans la grande salle sans charme, par petit groupe, la tribu des cheveux mauve joue à la belote et papote. Notre arrivée a perturbé ce film qui se rejoue chaque jour, Germaine n'est pas concentrée et fait valser tous les pions sur Andrée.

J'ai du mal à respirer, l'odeur de la vieillesse, qui flotte dans toutes ces maisons de fin de vie, me fout la nausée, je lutte pour ne pas avaler cet air chargé de soupirs...

Toute fière de ses visiteurs, Reine nous entraîne dans le sillon de son déambulateur vers ses appartements. Nous parlons du soleil qui brille aujourd'hui, des fleurs que le jardinier vient d'installer, de la région qui est superbe (je ne sais même pas où je suis exactement...).

S'il y a une journée pour mentir c'est forcément celle-ci! Je ne tarie pas d'éloges sur son intérieur, ce gros buffet sombre, ce couvre lit en satin, même les rideaux en crochet.

Assommée par le champagne je m'étale sans complexe sur le lit de la Reine, moi aussi j'ai 200 ans soudainement...

Nous sommes trois sur ce radeau molletonné, et je comprends que nous venons d'embarquer vers un instant unique. L'alcool ayant le même effet sur Jacques et moi que les années sur mémé , nous plongeons tous les trois vers une des plus jolie heure de ma vie.

Reine se met à égrainer tous les noms des morts de sa vie, et la liste est si impressionnante que je valide chaque identité d'un "olé" osé et d'un éclat de rire complètement décalé. Jacques explique qu'il veut me photographier nue au cimetière, ça fait marrer sa mère. Elle s'inquiète de savoir si mon fils est baptisé, et rajoute qu'il était si mignon la dernière fois qu'elle l'a vu. Cette fois n'existe évidemment pas, la conversation n' à aucun sens, c'est magnifique. Reine c'est mieux que le LSD.

Elle nous raconte que Marie-Thérèse sa voisine de pallier n'est pas très aimée, essentiellement parce qu'elle "change de toilette plusieurs fois par jour". Nous moquons cette traînée de Marie Thérèse et ses gaines string, qui fait tout pour se faire pécho par René du 1er, je ris tellement que je manque de faire pipi sur le lit. Je veux produire Reine à l'Olympia, je la trouve extra.

Les vieux ont cela de commun avec les enfants, ils ramènent spontanément tout à l'essentiel. Même si ce "tout" prend parfois des détours inattendus (...) 

Reine balance à son fils que ses gâteaux ont un goût de plâtre et qu'elle a failli s'étouffer avec, puis elle me propose gentiment de les goûter (...) J'accepte, parce que j'ai envie de lui dire oui à tout, je suis en amour devant cette petite bonne femme. 

La bouche pleine de plâtre, je la questionne sur la qualité de la cantine, pour faire la conversation comme ils disent.

C'est dégueulasse, hier on a mangé du poumon de veau !

Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi mais cette phrase m'a valu un des plus gros fou rires de 2012. La probabilité que cet établissement pour personnes âgées ait réellement servie à ses pensionnaires l'organe respiratoire du bébé de la vache est très faible, peu importe d'ailleurs mais je n'oublierai jamais cette phrase.

Reine me demande (à nouveau...) comment je m'appelle. Elle perd un peu la tête me chuchote Jacques...                                                                

Je me dis qu'elle a de la chance, que cette ivresse de la vieillesse est une vraie douceur pour sa dernière danse. 

Nous allons partir, retourner dans nos vies, courir après nos ombres comme des fous de non-vieux que nous sommes.

Reine est triste que "le moment" prenne fin. Moi aussi.

Retour dans la salle commune, ça belote toujours autant. Se redressant soudain d'une trentaine de centimètres, Reine de plante au milieu des autres et de sa plus belle voix m'annonce à sa communauté avec une fierté non dissimulée:

 "Je vous présente Miss France."

Elle perd peut-être la tête, mais elle a fait du bien à la mienne. Je l'embrasse sur le front, salue l'assemblée d'une révérence et nous disparaissons.

Vive la Reine !

 

 

Qu'est ce qui mesure 20m de long et sent l'urine?

Une farandole de vieux (...)

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RIEN, c'est bien.

RIEN

J'ai envie de RIEN.

Et je vais bien.

Ooh, ca va, moi aussi j'aime le soleil, la mer, les gens, les grillades, le rosé, manger trop d'abricots, regarder la 12eme diffusion de la Vengeance aux deux visages, faire pipi dans la mer, et tout un tas d'autres trucs spécial été, mais RIEN reste vraiment un des plus grands plaisirs estivaux.  C'est même un des plus grands plaisirs tout court mais en plus pendant les vacances il est vendu avec l'option "no culpabilité", une merveille...

Il ne faut pas croire que la chose soit simple, faire RIEN, bien plus encore que ne rien faire demande une détermination sans faille et une abnégation totale. Tout le monde n'est pas capable d'atteindre ce nirvana ultime : prendre du plaisir à ne pas faire, se délecter seulement du temps qui coule. Certains cerveaux sont déjà définitivement conditionnés, acquis à l'action, sans retour possible. 

Nous nous répartissons dans trois catégories. Petit test pour vous situer.

A- Vous pouvez vous réveiller à midi, ravis.

B- Vous pensez que se réveiller à midi c'est rater une demi journée...

C- Vous avez au moins un enfant et plus d'opinion sur le sommeil.

Si vous êtes B, il est trop tard, seul un chaman peut encore vous sauver, dépêchez vous de lire ces lignes et de retourner bosser, un vieux proverbe hongrois dit qu'en travaillant plus, on gagne plus...

Si vous êtes A, résistez, persistez. Ne vous laissez pas influencer par votre mère/femme dépitée qui fait un blocage sur votre inutilité (69% de ce groupe est constitué d'individus mâles âgés de 16 à 98 ans...). On vous dit feignant, répondez que vous ne faites que vous approcher de la sagesse. Et continuez... De considérer que dormir est une activité à part entière. Ne cessez jamais de répandre la bonne parole: se prélasser, trainer, glander, rêvasser ne sont pas des gros mots, reporter à demain, ça peut être bien.

La procrastination ça a du bon, il ne faut pas se laisser effrayer par ce grand vilain mot qui sonne comme une maladie vénérienne. Mon avis est que les donneurs de leçons sur le sujet sont le plus souvent incapables de cette délicieuse acrobatie mentale qui consiste à repousser à plus tard ce qui nous flanque le cafard !

Alors oui parfois on est majoré de 10% par les impôts et c'est forcement un peu con (...), oui si tout le monde fonctionnait ainsi, la terre aurait peut être un peu le hoquet...  

Mais vous savez quoi? Ça n'arrivera jamais, alors laissez nous profitez de l'instant présent, on sait bien que demain ou comme dirait mon fils "l'autre demain", comprendre les jours suivants,  il y aura aussi du gris sur le rose de nos vies.

Je ne suis pas la seule a laisser le temps au temps, une journée de la procrastination à même était décrété le 25 mars, deux semaines après celle de la femme, peut-être par soucis d'équité (hé hé hé). 

Surtout, ma thèse est développée largement (et beaucoup mieux) par des chercheurs, des savants et des bon pensants : “La procrastination c’est une défense immunitaire face à une société extrêmement rude, un moyen positif de se défendre des assauts du monde contemporain”. David d’Equainville "Demain, c'est bien aussi".

Voilà, c'est ça... Je me construit une immunité, je prend soin de moi, en étant rienfaisante, je suis bienfaisante...

En même temps, j'ai été allaité jusqu'à un an, donc question immunité je sais de quoi je cause.     

Les bonnes résolutions de la rentrée, aussi fatigantes que celles du premier janvier me font le même effet: une nausée persistante, et une splendide, spectaculaire envie de RIEN.

La vie est fou mes chéris, Il y a tant à voir, à faire, à aimer que j'en ai le tournis...

Parfois accepter le vide d'une heure, d'une journée, d'un été ça rempli finalement plus que tout un tas de conneries qu'on appelle crânement "agenda surchargé".

Bon, je vous laisse mes amours, je n’ai pas que ça à faire (...)

 

"Vis ton présent et laisse ton passé pour l'avenir." Frederic Dard            Je surkiffe cette citation !!!!!